Octobre 2011 - Orientation des rémunérations en 2012

Quelles seront les orientations des rémunérations pour 2012 et quelles actions se distingueront ?

 

Globalement, les budgets d’augmentation ne dépasseront pas 3% dans les secteurs les moins touchés par la crise et 2% là où elle est davantage ressentie. De nombreuses PME se limiteront à une fourchette de 1% à 2%.

En moyenne, 50% des salariés devraient bénéficier de primes ou bonus d’un montant très variable selon les résultats de leur entreprise.

Il semble prudent de plafonner à 50% maximum des budgets d’augmentation les mesures « inflationnistes » comprenant :

- les augmentations générales : apportant peu en motivation, elles servent à compenser l’évolution du coût de la vie ;

- les augmentations individuelles (amélioration des compétences, élargissement des responsabilités … etc.) ;

- les primes individuelles (bonus annuels, primes sur objectifs...) qui visent à stimuler et récompenser la performance individuelle.

 

Il est ensuite particulièrement avantageux de privilégier des dispositifs « non-inflationnistes » concernant l’ensemble des salariés et améliorant leur revenu net annuel disponible (ou différé) : primes d’intéressement à objectifs atteints, supplément d’intéressement, primes d’abondement aux plans d’épargne (PEE/PERCO) … etc.

Ces mesures permettent de conforter le climat social  et à maintenir/accroître la motivation du personnel en répondant à ses préoccupations de pouvoir d’achat et/ou d’épargne.

Elles ont pour intérêts d’être plus flexibles (car non acquises et liées à des objectifs), plus objectives (car liées à des performances mesurées et constatées) et plus efficaces financièrement (car bénéficiant d’avantages sociaux et fiscaux).

 

Eric Beauchamps